Que penser de la controverse entre guérir du platonisme (Wittgenstein) et guérir de l’anti platonisme (Badiou) ?

Colloque sur la réception de Wittgenstein en France, qui s’est tenu à l’université de Nanterre en 2016, organisé par Elise Marrou, Pascale Gillot, et Judith Revel.

Travail prolongé par la publication de mon livre « Wittgenstein un anti philosophe ? » Publ. Chez Lambert Lucas, Limoges, 2016.

Poursuivre la phrase dans « l’élan de l’acte de profération »

Conférence au séminaire « Mondes » organisé par Lia Kurts à l’université Bordeaux-Montaigne, le 30 mars 2021.

Après avoir embrayé la question de la petite phrase musicale ou motif comme, dit-on , le lieu où  se tient le monde (Wittgenstein, Fiche § 173), je m’efforce de cerner son émergence dans le poème, à l’écart de la thématique de sa « naissance » (J-Ch. Bailly (Nous, 2020). J’ai souvent pensé ne pas pouvoir « parler de poésie », convaincue que le partage des disciplines m’imposait de respecter juste le bon voisinage entre philosophie et poésie. J’évite alors dans ce respect de poétiser la philosophie, et je m’y suis même attaquée (cf. Comment écrivent les philosophes ? Kime 2003). Gardant une culpabilité de philosophe  avec un tempérament littéraire, j’ose cette fois me prononcer sur un aspect de ma pratique restée longtemps à part,  sans abandonner l’idée qu’une frontière invisible recommande de ne pas mêler le genres. Ma conférence est la suite de celle que Katerina Paplomata, Céline Barral et Marina Seretti m’ont invitée à faire à Bordeaux il y a deux ans sur « Tout un monde dans un son », intonations (in Actes à paraître chez Delatour-France) . Ici je discute la légitimité de l’entité « monde » quand s’élève  le tapis volant de la pensée dans le milieu bruyant de la vie des formes.  Partie d’un petit motif  obscur sinon même d’une syllabe incompréhensible, la phrase  poétique et  aussi bien musicale,se tient comme un résonateur d’aspects de la culture, et nullement d’un «  monde » en vis à vis. Lieu vibrant de la contingence (M. Merleau-Ponty),  le poème suppose pour «  percer » que s’efface  le monde dans son objectivité de contenu face à un sujet qui chercherait à le «  comprendre »  en faisant de la petite phrase un miroir de la structure du monde.  Ce bloc d’incompréhension fiché dans le poème (H.  Meschonnic à partir de W. von Humboldt), fait de la phrase l’évènement porteur des résonances de nos vies, plutôt que l’advenue au monde d’un appel (l’Etre) venu d’un monde « privé de monde » (c’est à dire au départ silencieux). Je ne reviens pas sur la nécessaire distinction entre philosophie et poésie. Ce n’est pas que la philosophie et la poésie ne « doivent pas » se rencontrer* car il n’y a là aucune « interdit ». Je tente plutôt de cerner à quel niveau ou registre  ce recoupement peut nuire à l’une ou à l’autre.  Disons, en m’inspirant d’une remarque de Gérard Genette sur les exercices étymologiques de Socrate dans le Cratyle, que  je vise à ressaisir, sous la croûte des concepts,  en quoi la poésie profère par assonances  le « vrai » (étymon),  au verso de la prose philosophique en quête de « vérité » (aletheia). Rien n’empêche de distinguer en concepts ce qui en réalité est inséparablement soudé.

Antonia Soulez (24 mars 2021)

D’une ontologie sans « participation », Wittgenstein un esprit d’ingénieur en philosophie : à l’idée d’une philosophie comme praxis applicative

J’interviendrai prochainement dans le congrès de l’ASPLF sur l’ontologie :

« D’une ontologie sans « participation », Wittgenstein un esprit d’ingénieur en philosophie : à l’idée d’une philosophie comme praxis applicative »,
org. Société française de philosophie, 27 avril-26 juin 2021. Paris

Why Wittgenstein’s use of the word « praxis » is not articulated to a social conception of the role of critique of language in society

Conférence le 11  décembre à l’Università del Salento à Lecce (Italie).

> Le programme

Abstract : “When words are not just, then the works of art are excluded, and then if works are ruled out, then morals and art are ill. Which means that “justice is not rightly applied and the nation does not know where to stand up safe” (K. Kraus).
Not only Wittgenstein has his own view on fetichization  (of “objects”)  as regards the relation of designation of objects (as ontologically  given) by names and developed an interesting  critique of the “epistemological ritual”  of naming « objects » that has a strong political dimension (Aldo Gargani’s point)  but there is much to say as regards the benefit of a Marxist reading in parallel to a linguistic approach to objects. The role of  the economist Sraffa’s conception (close to Gramsci) and his influence on Wittgenstein’s radical turn to his so-called “second philosophy” are to be mentioned in so far as they contribute to shed light on the social-political importance of the concept of “praxis” in Wittgenstein’s Philosophical Investigations. Yet far from me the idea that language and politics match. The point is rather to establish criterions of efficiency different in kind rather than intrinsically opposed.There are indeed good reasons for comparing the two critical diagnosis of semantic reification with social reification, given the existence of (austro) marxism in the social-political context of “Vienna the red” in the 1920’s as well as in the Marxist environment Wittgenstein was acquainted with in the 1935’s in Cambridge. Yet there is more to say in order to justify the use by Wittgenstein of the concept of “praxis”. Does “Praxis” as a key-word in Wittgenstein’s conception of “philosophy as an activity” in his second philosophy of “forms of life” contain a programme of application of symbols  in life that really witnesses the search for a socio-political efficacy beyond  a linguistic kind of praxis ? »

Du poème à la musique, de la musique au poème

Présentation d’une conférence à ces deux journées organisées par Katerina Paplomata, Céline Barral et Marina Seretti, à l’Université de Bordeaux-Montaigne sur  « Du poème à la musique, de la musique au poème. Composition,  transformation, écoute », qui se dérouleront les 17 et 18 octobre prochains.

> Brochure du colloque

Les rencontres de la tour de guet – 5ème édition

Les rencontres de la tour de guet – 5ème édition : La musique de la pensée

La Beaudelie – du 25 au 27 mai 2019

Programme

Samedi 25 mai 2019 – Art/langage/concept : modalités d’implication réciproques de la pensée et de l’acte artistique

9h30 – 9h45    Accueil des participants
9h45 – 10h45     Ouverture du colloque
Dominique Pradelle (professeur, Sorbonne Université – UMR 8547, EA 3552)
Correspondances entre pensée et musique
10h45 – 11h45    Bahman Panahi  (doctorant, IReMus)­ (dans l’atelier)
Atelier pratique d’initiation aux gestes et aux mouvements calligraphiques,  pour les participants des rencontres.
11h45 – 12h30     Roula Safar (chanteuse) en dialogue avec Antonia Soulez
Chanter la langue

14h30 – 15h30     Bahman Panahi (doctorant, IReMus)­
Pensée musicale, acte calligraphique
15h30 – 16h30     Manuel Gaulhiac (doctorant, IReMus – LAM)
Le support structurel et mathématique de la création.
Rapport entre la structure géométrique des permutahèdres et leur concordance harmonique
16h30 – 17h30     Table ronde : quelles spécificités pour les termes de pensée et de concept quand ils s’appliquent à l’art ?

20h30 – Concert
Roula Safar (soprano) – Chants d’ici et d’ailleurs
Roula Safar (soprano) et Antonia Soulez (poésie) – Tout un monde dans un son
Cristina Kasem (compositrice) – Esprit d’eau et de terre : les vases sifflants de la tradition préhispanique.
Bahman Panahi – Musicalligraphie (calligraphies en direct avec la musique)

> Le programme en détail

Nous, dans la musique

Dans le cadre du séminaire Philosophie/Politique et société « Formes de « Nous ». Y a-t-il des individus isolés ? » organisé par Marc PAVLOPOULOS :

Mercredi 15 mai : Antonia Soulez, professeure émérite Université Paris 8 (Université Paris Lumières) : Spécificité de la dimension esthétique de la constitution d’un « Nous » dans la musique

> Plus d’information